Browse categories

Botticelli

Une morale implicite qui, depuis l’Antiquité Grecque jusqu’à des âges d’or plus récents, est connue sous tous les tropiques : « L’Amour est plus fort que les armes »…

« Amour et Guerre » : quelles résonances particulières – mythologiques, astrologiques, alchimiques – le thème pouvait-il éveiller, parmi les élites cultivées auxquelles Botticelli s’adressait ?

La progéniture de Vénus illustre, expérimentalement, combien l’idée de l’union des contraires, chez les Grecs, pouvait être complexe.

Pour comprendre la symbolique de ces Dieux en alchimie, il ne faut pas les prendre au sens vulgaire des métaux Cuivre et Fer, mais dans un sens « philosophique », c’est-à-dire réservé aux praticiens de l’Oeuvre.

Ne pourait-on imaginer que Vénus dispose de charmes discrets, à opposer aux armes bien visibles de son partenaire/adversaire ?

Il est temps de nous intéresser à ces enfants-satyres, gracieux comme des chérubins mais aux oreilles velues, aux petites cornes et aux pieds de boucs.

Le second thème inspiré par une source littéraire antique est celui des enfants jouant avec les armes de Mars.

Les quatre ne jouent peut être pas seulement des saynètes amusantes et décorrélées…

Toute jolie et amusante qu’elle soit, la scène consiste tout de même à montrer un jeune homme nu, gisant inconscient à côté d’une beauté habillée.

Les interprétations sexuelles sont comme les maladies transmissibles : des objets, elles sautent aux personnages, et tournent à l’obsession: jeux de jambes, jeux de mains…

Après les adutes, l’obsession sexuelle sans limites de l’interprète s’étend maintenant jusqu’aux enfants !

Que vient faire au premier plan, dans le coin en bas à droite, cette barre de fer verticale qui crève les yeux dès qu’on l’a remarquée, mais sur lesquels les commentateurs gardent un silence prudent ?

Le fruit vert tombé dans l’herbe, à l’extrême droite du tableau, a retenu l’attention de plusieurs commentateurs, qui en ont donné des interprétations diverses.

Il est intéressant de comparer deux mythes classiques qui ont trait aux mystères de la génération : l’un est bien sûr celui de la naissance de Vénus ; l’autre, qui est tombé dans l’oubli après avoir fait l’objet d’un culte intense chez les Romains, est celui de la naissance d’Attis.