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Le miroir permet des constructions complexes, des sortes de devinettes visuelles, auxquelles très peu d’artistes se sont essayés.

Par son cadre, le miroir détoure une partie de la réalité, comme la ferait une vitre ; et par son tain, il la retourne. De sorte que la combinaison du cadrage et du retournement crée des effets paradoxaux, où le miroir tantôt déconnecte, tantôt reconnecte, deux parties de la réalité.

Parfois, le miroir se déconnecte de la réalité.

Tout le monde connaît le truc des miroirs face à face, et tous les enfants se demandent ce qui se passe entre les deux quand il n’y a personne pour regarder.

De très rares peintres se sont senti suffisamment précis pour affronter cet effet d’optique : en revanche les photographes taquinent volontiers son vertige.

Le trottoir, la rue, les Frères : une photographie plus complexe qu’il n’y paraît…

Dix neuf ans après « Les Frères », l’époque a bien changé. Mais Doisneau, dans un cliché qui apparemment n’a rien à voir, va reprendre les mêmes principes de symétrie et les mêmes ingrédients : deux véhicules, deux badauds et deux acrobates…