subtilisation

Sans texte explicatif, sans témoignage d’époque, un tel tableau offre des possibilités de gloses infinies.

Heureusement, nous avons désormais un point de départ, celui du « Corridor », et une première idée des intentions de Hoogstraten : à la fois maître es perspective et metteur en scène de théâtres de marionnettes.

Un couple cerné par les reflets, confiné dans cette chambre autarcique, assimilé à un effet d’optique, réduit à la vanité d’une existence sous verre…

Quelle raison impérieuse a pu pousser Corot à cette ablation ?

Certains artistes ont exploité ses poutres énormes dans des points de vue piranésiens ; et se sont intéressé au contraste entre cette masse de bois et les monuments de pierre qui l’entourent.

Le thème du « train sous le pont » devrait statistiquement être aussi fréquent que le thème inverse. Or en peinture, le thème est rare, car il impose un point de vue peu naturel…

Hopper est un spécialiste des ponts vu de dessous : en voici deux exemples, un parisien et un new-yorkais, basés sur la même astuce de composition.

L’art de transformer des ponts en tunnels et des tunnels en cul-de-sacs…

« Hopper peint la profonde banalité d’un paysage suburbain avec les égards dignes d’une scène sacrée. » Edward Hopper, Entractes, Alain Cueff, Flammarion, 2012, p 151

A la toute fin du XVIème siècle, Caravage peint un jeune naïf pris en mains par une belle gitane. Tous les ingrédients qui, dans les années suivantes, feront le succès du thème, sont déjà là, magistralement mis en scène.

Sans doute parce que ces deux très célèbres panneaux sont séparés depuis deux siècles, quelques aspects concernant le fonctionnement d’ensemble du diptyque n’ont pas été suffisamment remarqués…

Il ne suffit pas d’ouvrir le diptyque : encore faut-il le manipuler avec attention, comme une boîte à secrets, pour déclencher son petit mécanisme…

Il y avait à Klampenborg un belvédère qui offrait une magnifique vue sur la mer…

Encore un tableau réversible !

Si vous tenez à vos fenêtres, autant déménager avec elles…

Pour voir juste, il faut regarder de biais.

En 1867, Monet obtient la permission de planter son chevalet sur la colonnade du Louvre. De là, il peint deux tableaux qui montrent la même vue de Paris, mais qui s’opposent par le cadrage, la saison… et la présence ou la disparition d’une célèbre parisienne !