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Campin

Le panneau de gauche Un jardin-antichambre Triptyque de l’Annonciation Atelier de Van der Weyden, vers 1440, Louvre, Paris (panneau central) et Galleria Sabauda, Turin (panneaux latéraux) L’idée du donateur adorant la Vierge depuis un jardin, devant un escalier et une porte donnant accès à la chambre de la Vierge, sera reprise plus tard par l’atelier […]

Une bonne manière d’aborder cette oeuvre foisonnante est de commencer à ras de terre, c’est-à-dire d’explorer sans chercher à les interpréter les multiples détails qui en font tout le charme.

Ce petit objet, exposé aux yeux de tous depuis son achat en 1956 à la famille des Comtes de Mérode, a fasciné des générations d’historiens d’Art, qui se sont disputés et se disputent encore dans des luttes homériques.

La Nativité » de Robert Campin est considérée comme un tournant : un des tous premiers paysages réalistes de l’histoire de la peinture occidentale. Mais le tableau reste profondément marqué par l’esprit médiéval : juxtaposition de plusieurs histoires, anges, phylactères, rochers aux formes étranges…

Le tableau raconte simultanément plusieurs histoires. La première est celle de l’Annonce aux Bergers.

La deuxième histoire que montre le tableau est celle de la naissance miraculeuse de Jésus : à savoir un accouchement trans-membranaire à la mode des guérisseurs philippins…

La troisième histoire que raconte le tableau est celle de deux sages-femmes, Azel et Salomé…

Daret est un des rares peintres, avec Campin, à avoir affronté l’épisode scabreux des sages-femmes.

La crèche : une construction bien plus complexe qu’il n’y paraît, à la manière de ces boîtes à disparition dont certaines faces sont truquées.

Pour éclairer les intentions du maître, rien de tel que de faire un détour du côté du disciple.