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= ICONOGRAPHIE =

Ce manuscrit, daté des années 820, est la copie d’un manuscrit perdu datant probablement du début du 6ème siècle L’iconographie du globe y est particulièrement riche et cohérente, et fournit un lexique très précis des diverses significations du globe à cette période-charnière entre l’antiquité finissante et le renouveau carolingien.

Dès le début du XVème siècle, des artistes de premier plan ont commencé à utiliser le cadre comme un objet graphique à part entière, pour une clientèle amatrice d’innovations.

Dans cette formule, la bordure comporte une série de médaillons enchâssées dans un motif floral. Toute la question est dans le rapport que ces images secondaires entretiennent vis-à-vis de l’image principale.

Cet artiste très original a réalisé un manuscrit d’exception, dont les bordures, par leur richesse et leur inventivité, constituent non pas des collections de fleurs, mais d’extraordinaires jardins.

Le thème de la « musca depicta » a été beaucoup étudié, et les historiens d’art se sont employés à en débusquer les exemples. Petit panorama des origines du motif….

Ce manuscrit exceptionnel expérimente dans ses marges la formule des collections d’objets en trompe l’oeil, qui deviendra un standard des enlumineurs flamands.

C’est seulement à partir de 1470 que l’enluminure ganto-bourgeoise (Bruges et Gand) va explorer et déployer le cadre dans toutes les directions. Ce chapitre d’introduction est un aperçu rapide sur les différents usages des bordures dans cette école.

Cet effet spectaculaire et théâtral est surtout connu  par deux miniatures très célèbres des Heures de Marie de Bourgogne, qui montrent, en avant de la bordure, l’espace privé de la donatrice, avec elle et sans elle. Mais il en existe au moins un prototype, quelques années avant, dans les Heures de Charles de France.

Voici, à travers quelques manuscrits prestigieux, un florilège des différentes manières d’exploiter cette zone-tampon entre la page et l’image que constitue la bordure.

Ces bordures sont particulièrement irritantes, car on ne sait pas distinguer celles qui recèlent un message et celles qui sont purement décoratives : aussi les historiens d’art évitent en général d’en parler