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Botticelli

En Italie, le mouvement tournant apparaît après le gothique international, peut être sous l’influence de l’art flamand. Après des essais lors de la génération antérieure à Mantegna, c’est surtout celui-ci qui le développe à partir de 1450, avant que le procédé ne passe de mode à la fin du siècle.

Après leur acclimatation en Enfer, les nus de dos commencent vers 1435 à se présenter à la Porte du Paradis (Lochner) pour y pénétrer vers 1500  (Bosch). Juste avant la Renaissance, ils colonisent de nouveaux contextes : didactiques, érotiques ou paragoniens.

Et une cinquantième interprétation au compteur !

Une morale implicite qui, depuis l’Antiquité Grecque jusqu’à des âges d’or plus récents, est connue sous tous les tropiques : « L’Amour est plus fort que les armes »…

« Amour et Guerre » : quelles résonances particulières – mythologiques, astrologiques, alchimiques – le thème pouvait-il éveiller, parmi les élites cultivées auxquelles Botticelli s’adressait ?

La progéniture de Vénus illustre, expérimentalement, combien l’idée de l’union des contraires, chez les Grecs, pouvait être complexe.

Pour comprendre la symbolique de ces Dieux en alchimie, il ne faut pas les prendre au sens vulgaire des métaux Cuivre et Fer, mais dans un sens « philosophique », c’est-à-dire réservé aux praticiens de l’Oeuvre.

Ne pourrait-on imaginer que Vénus dispose de charmes discrets, à opposer aux armes bien visibles de son partenaire/adversaire ?

Il est temps de nous intéresser à ces enfants-satyres, gracieux comme des chérubins mais aux oreilles velues, aux petites cornes et aux pieds de boucs.

Le second thème inspiré par une source littéraire antique est celui des enfants jouant avec les armes de Mars.