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Interprétations

Transgressions…   Estampe japonaise, vers 1850   Calendrier (e-goyomi) pour l’année Bunsei 1, 1818, British Museum L’estampe de gauche expérimente l’effet érotique de la découpe  avec trois types de miroirs circulaires : à  chevalet, à manche, ou suspendu, sans se préoccuper de la position de la dame.  A droite, le miroir posé sur la table […]

Au comble de la miniaturisation, l’artiste n’apparaît plus que comme une efflorescence fantomatique, un reflet sur des surfaces qui ne sont pas véritablement des miroirs.

Autant les études sur Melencolia I remplissent une bibliothèque, autant celles sur Saint Jérôme dans son étude tiennent sur les doigts de la main. Ce sont pourtant deux gravures jumelles, réalisées la même année 1514, et que Dürer vendait la plupart des cas par paire

Pour bien comprendre ce qui est véritablement exceptionnel dans le Saint Jérôme de 1514, il est nécessaire de prendre un epeu de recul pour passer en revue les gravures qui l’ont précédé : car pour ce coup de maître, Dürer n’en était pas à son coup d’essai.

Dans cette première lecture, nous allons proposer une interprétation « terre-à-terre », naïve, des objets de la gravure.

Grace à une reconstruction perspective, nous construisons une grille de lecture inédite, qui nous servira pour la suite.

A titre de récréation, nous avons recensé ici quelques propositions absurdes, astucieuses ou invérifiables, que les amateur d’anagrammes et de devinettes ont repéré çà et là.

Après ces anagrammes plus ou moins acrobatiques, passons maintenant à un jeu avec une seule lettre, qui n’a jamais été exploré jusqu’ici.

Lorsqu’on pressent un sens qui se dérobe, il est facile d’invoquer l’ironie, à défaut d’une meilleure explication. Méfions-nous en, mais cherchons-la quand même.

L’artiste ici accompagne le modèle dans le miroir  : tantôt il prend presque autant de place que lui, tantôt il se rapetisse dans l’arrière-plan : mais l’important est de partager avec lui le même cadre.       Portrait d’un architecte avec un autoportrait en arrière plan Bernardino Licinio, vers  1520-1530, Martin von Wagner Museum, […]

Lorsque les natures mortes sont composées en pendants, la plupart du temps, il y a une idée derrière, quelquefois toute simple, quelquefois très élaborée.

L’Espagne a une tradition particulière de natures mortes très réalistes, les bodegons, parmi lesquelles les pendants sont fréquents.

Nous nous intéressons ici à des oeuvres ou la chair nue interagit avec la chair habillée de manière chimiquement pure, soit entre deux hommes. soit entre deux femmes.

Variantes dans lesquelles le déshabillage n’a rien du dévergondage…

Ces oeuvres existent en deux versions, pour des raisons de scandale à éviter, à provoquer, ou simplement à apprécier dans le secret d’un cabinet.

Avec le passage du rococo au néoclacissisme, la mode des pendants s’éteint progressivement : l’esprit de jeu va laisser place à l’esprit de sérieux, la mythologie à l’Histoire Antique et la décoration à la démonstration.

Le XVIIIème siècle est véritablement l’âge d’or des pendants, qui sont à la peinture ce que le pas de deux est à la danse solo : une extension au carré de l’expressivité. L’oeil des amateurs s’est accoutumé à apprécier les symétries, les oppositions, les concordances. Le prix élevé n’est pas un problème, mais au contraire un signe de prestige. Et les châteaux rococos regorgent de boiseries à garnir.

Les diptyques chrétiens avait déjà exploré toutes les possibilités de mise en symétrie. C’est au XVIIème siècle que la mode viendra d’appliquer ces procédés à la peinture d’histoire, qui allait devenir pour longtemps le genre privilégié des pendants.

Ces pendants ont pour sujet le couple : soit ils mettent en regard deux couples en situation comparable, soit ils montrent un seul couple à deux moments d’une même histoire

Nous regroupons ici des pendants à un seul personnage, mais pas tout à fait un homme ou une femme…