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Greuze

Le XVIIIème siècle est véritablement l’âge d’or des pendants, qui sont à la peinture ce que le pas de deux est à la danse solo : une extension au carré de l’expressivité. L’oeil des amateurs s’est accoutumé à apprécier les symétries, les oppositions, les concordances. Le prix élevé n’est pas un problème, mais au contraire un signe de prestige. Et les châteaux rococos regorgent de boiseries à garnir.

Ces pendants confrontent un homme et une femme.

Celles qui donnent à manger à un oiseau peuvent, au choix, se comporter en mère, en compagne de jeu ou en maîtresse-femme.

Volontiers phallique lorsqu’il est isolé, l’oiseau en couple devient parfois lubrique…

Métaphysique, immoral, amoureux, lubrique, le thème de l’oiseleur couvre une large tessiture, pour un nombre d’oeuvres très réduit.

Quelques oiseaux favoris…

Du XVIème au XXème siècle, nous allons suivre quelques occurrences de cette fable du chat et de l’oiseau…

Du XVIIIème au XXème siècle, nous allons suivre la piste de quelques belles maladroites…

Deux ans plus tard, Greuze récidive en remplaçant le miroir brisé par un serin mort. Et les boîtes ouvertes par une cage.

Quelques années plus tard, Greuze réexploite à nouveau le filon de la jeune fille maladroite, d’une manière toujours plus explicite. Le tableau fera d’ailleurs partie de la collection de Madame du Barry, une dame qui avait elle-même beaucoup cassé dans sa jeunesse.