Catégories

Interprétations

Chef d’oeuvre du jeune Filippino Lippi, L’apparition de la Vierge à Saint Bernard relève d’une iconographie rare, presque exclusivement florentine. Oeuvre gracieuse et savante, les érudits en ont déchiffré certaines subtilités sans les interpréter jusqu’au bout.

Dans lequel une énigme de l’histoire de l’art se trouve résolue par un lecteur de ce blog.

La cage à oiseaux signale bien souvent, dans la peinture hollandaise, un lieu ou une scène de débauche (du verbe vogelen, copuler , formé sur le mot vogel : oiseau).

Le carré magique pourrait constituer une sorte de légende, une grille de déchiffrement de l’ensemble.

En 1514 Dürer s’est imposé comme le spécialiste incontesté du thème de la Passion : la présence dans Melencolia I des clous, du marteau, de la tenaille et de l’échelle attire immanquablement une lecture christique.

Le fait que Melencolia I contienne certains instruments de la Passion est considéré par les commentateurs comme un point secondaire, voire même une coïncidence. La Messe de Saint Grégoire nous fournit la preuve du contraire.

Nous allons nous essayer à une dernière lecture selon le carré, celle que nous avons éludée jusqu’ici : la lecture chronologique, dans l’ordre des numéros de case.

Les ressources d’Internet donnent maintenant accès à de nouveaux rapprochements qui n’auraient pas été envisageables auparavant. Mis à part les chapitres de synthèse du début, les vues exposées dans cette étude sont donc largement originales.En voici la récapitulation

« Faire la figue »  (far la fica) consiste à glisser le pouce entre l’index et le majeur. Ce geste très méditerranéen de mépris et de raillerie remonte à la plus haute antiquité : on le trouve par exemple chez Juvenal :  « Pour lui, de la Fortune insultant la menace, il l’envoyait se pendre et lui faisait la figue. » […]

Pourquoi n’a-t-on pratiquement jamais représenté comme ronde la pierre qui fermait le tombeau de Jésus ?

Lecture détaillée de la gravure, sous l’angle très précis de Saint Jérôme, patron des traducteurs .

Où l’on tente de reconnaître dans la calebasse de Saint Jérôme la cucurbite de l’Alchimiste. Et d’éclaircir quelques points à la lumière du Splendor Solis.

A ne lire que par ceux qui apprécient les parallèles acrobatiques et les constructions fragiles.

Comment admettre qu’en partant des gribouillages médiévaux, Dürer ait pu du premier coup produire deux gravures alchimiques aussi sophistiquées ?

Comment distinguer le Bon et le Mauvais larron : quelques trucs.

Chronologie rapide des deux type de croix

Le Larron isolé de Robert Campin a fait longtemps fait l’objet d’une bataille iconographique : il a tous les attributs du Bon mais ils est à l’emplacement du Mauvais !

Un chemin en pointillés relie peut être le retable perdu de Campin, via un dessin peu connu de Dürer, à une oeuvre majeure du Tintoret…

Défi pour le dessin (les courbures) autant que pour le rendu des matières (reflets), les miroirs convexes constituent un exercice de virtuosité que beaucoup ont couplé avec une autre forme de démonstration d’habileté : l’autoportrait.

A l’Accademia de Venise sont conservés quatre petits panneaux allégoriques de Bellini, plus un cinquième qui leur a longtemps été associé.
Bref panorama de ce casse-tête, l’un des plus célèbres de l’Histoire de l’Art.