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– Pendants

Le peintre maniériste Spranger a peint a peu près tous les couples de divinités possibles pour le cabinet des Merveilles du nouvel empereur Rodolphe II, bien connu pour ses goûts ecclectiques (curiosités de la Nature, mythologie, alchimie, érotisme). J’étudie ici cinq de ces probables pendants du point de vue de leur logique interne.

En se démarquant du classicisme romain de Poussin ou de Claude Lorrain, Salvator Rosa invente un pré-romantisme napolitain dans lequel des paysages tourmentés et grandioses vont prendre de plus en plus d’importance, par rapport à la scène qui leur sert de prétexte : rochers, arbres et plans d’eau deviennent des acteurs à part entière.

Malgré les nombreuses études qui leur ont été consacré, ces deux panneaux restent une épine dans le pied de l’Histoire de l’Art de la Renaissance. Cet article tire parti de la somme éditée récemment par le Metropolitan Museum pour pousser un peu plus loin les hypothèses.

Dans lequel une énigme de l’histoire de l’art se trouve résolue par un lecteur de ce blog.

Grand théoricien de la composition, Poussin est certainement celui qui a poussé le plus loin l’esthétique du pendant classique.

De même qu’il existe de faux-amis, il existe de faux-pendants où tout semble prouver une correspondance entre deux tableaux, alors qu’ils n’ont jamais été conçus pour être présentés côte à côte.

Lorsque les natures mortes sont composées en pendants, la plupart du temps, il y a une idée derrière, quelquefois toute simple, quelquefois très élaborée.

L’Espagne a une tradition particulière de natures mortes très réalistes, les bodegons, parmi lesquelles les pendants sont fréquents.

Avec le passage du rococo au néoclacissisme, la mode des pendants s’éteint progressivement : l’esprit de jeu va laisser place à l’esprit de sérieux, la mythologie à l’Histoire Antique et la décoration à la démonstration.

Ce type particulier de pendant conceptuel se développe dans la seconde moitié du siècle : il tire partie de la structure binaire du pendant pour passer un message moral, en montrant soit deux situations opposées (moralement ou socialement), soit deux aspects complémentaires de la même notion.