Autant les études sur Melencolia I remplissent une bibliothèque, autant celles sur Saint Jérôme dans son étude tiennent sur les doigts de la main. Ce sont pourtant deux gravures jumelles, réalisées la même année 1514, et que Dürer vendait la plupart des cas par paire
Pour bien comprendre ce qui est véritablement exceptionnel dans le Saint Jérôme de 1514, il est nécessaire de prendre un epeu de recul pour passer en revue les gravures qui l’ont précédé : car pour ce coup de maître, Dürer n’en était pas à son coup d’essai.
Dans cette première lecture, nous allons proposer une interprétation « terre-à-terre », naïve, des objets de la gravure.
Grace à une reconstruction perspective, nous construisons une grille de lecture inédite, qui nous servira pour la suite.
Lorsqu’on pressent un sens qui se dérobe, il est facile d’invoquer l’ironie, à défaut d’une meilleure explication. Méfions-nous en, mais cherchons-la quand même.
A titre de récréation, nous avons recensé ici quelques propositions absurdes, astucieuses ou invérifiables, que les amateur d’anagrammes et de devinettes ont repéré çà et là.
Après ces anagrammes plus ou moins acrobatiques, passons maintenant à un jeu avec une seule lettre, qui n’a jamais été exploré jusqu’ici.
L’artiste ici accompagne le modèle dans le miroir : tantôt il prend presque autant de place que lui, tantôt il se rapetisse dans l’arrière-plan : mais l’important est de partager avec lui le même cadre. Portrait d’un architecte avec un autoportrait en arrière plan Bernardino Licinio, vers 1520-1530, Martin von Wagner Museum, Würzburg […]
Lorsque les natures mortes sont composées en pendants, la plupart du temps, il y a une idée derrière, quelquefois toute simple, quelquefois très élaborée.