Catégories

= PEINTRES =

Cette oeuvre ultra-célèbre est devenue illisible, comme une scène du crime piétinée par la foule. A supposer que crime il y ait…

Souvent les tableaux de Hopper vont par paires, reflétant les deux lieux entre lesquels il partageait sa vie, Cape Cod et New York.

Quatre tableaux où Hopper s’amuse à tirer sur l’élastique du couple…

Le thème que nous allons suivre est celui du tissu ambigu : qui voile et qui dévoile en même temps.

Comme souvent chez Hopper, un titre anodin cache une indication de lecture : le sujet principal n’est pas la pièce vide, mais la lumière. En non pas celle d’un réverbère, mais du soleil.

A la toute fin du XVIème siècle, Caravage peint un jeune naïf pris en mains par une belle gitane. Tous les ingrédients qui, dans les années suivantes, feront le succès du thème, sont déjà là, magistralement mis en scène.

Vingt ans après Caravage, Vouet reprend le sujet en introduisant un troisième larron : une vieille gitane, qui va forcer le thème dans le sens des bohémiennes voleuses, et expliciter les enjeux d’argent et de sexe que Caravage s’était contenté de suggérer.

A l’extrême fin de la période caravagesque, Georges de la Tour nous donne du thème une interprétation des plus carrées.

La « Réunion dans un cabaret » nous montre un thème proche de celui de la « Diseuse de bonne aventure » : un jeune homme détroussé par une gitane, non plus en plein air, mais dans l’obscurité d’un bouge.

La version de 1625 de Nicolas Régnier nous propose, trente ans après l’introduction du thème à deux voix par Caravage, et en même temps que la version à quatre voix de Valentin, un autre quatuor particulièrement sophistiqué.